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No-Reps !

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Et oui, No-Rep, en CrossFit, c’est la sanction qui fuse très souvent. No-Rep signifie que la répétition n’est pas valide (amplitude incomplète le plus souvent) lors d’une compétition.

Mais le No-Rep est très souvent visible aussi sur Internet lorsque l’on observe une vidéo d’un pratiquant qui s’entraîne. Pourquoi sanctionner cela, pourquoi rechercher un aspect compétitif à chaque instant de l’entraînement ?

C’est clairement une vision qui se développe dans le milieu du CrossFit et plus précisément dans les groupes de discussions et forums dédiés. Cela est un aspect que je n’affectionne pas vraiment, car cela contribue à l’image « risque de la pratique » qui en plus n’est pas nécessairement une donnée transmise par CrossFitTM, mais plutôt utilisée pour se dire puriste, plus calife à la place du calife (un peu comme la diète Paléo est devenue la quasi-obligation du CrossFiter respectueux et passionné alors que Paléo n’est pas une diète totalement mise en avant par CrossFitTM).

Le but du No-Rep

Le No-Rep n’est qu’un terme de compétition pour informer un athlète que sa répétition n’est pas validée (par exemple un push-up, ou pompe, où la poitrine n’a pas touché le sol ou au contraire dont les coudes n’ont pas passé le cap de l’extension complète).

Pourquoi ne pas utiliser le No-Rep ?

En dehors des compétitions, pourquoi utiliser le No-Rep ? Pourquoi sanctionner une performance ou la qualité d’un entraînement non pas par des encouragements ou des conseils d’amélioration mais pas une gifle ?

« No-Rep » ! Un son qui claque comme une sanction, parfois une moquerie quand un Bodybuilder s’essaye à un MetCon.

Et ça, j’aime pas (ce n’est que mon avis, mais comme je suis sur mon site, je le donne^^). Je dirai même que cela va à l’encontre de l’esprit CrossFit, de l’objectif de perfection, de Virtuosité tant recherché et tant mis en avant pour se différencier de certaines pratiques de Fitness plutôt … limite au niveau qualité.

Préférons plutôt l’aspect positif : corrigeons les techniques, donnons des idées pour améliorer l’exécution la rendre meilleure ou complète (parfois on ne peut tout simplement pas faire l’exercice complet, il faut passer par un apprentissage, une meilleure mobilité… doit-on entendre No-Rep en permanence quand même?).

Le travail de Coach entre en jeu

C’est là que le travail de coach entre en jeu, l’intérêt d’avoir un coach compétent en face qui ne se contente pas d’enchaîner les No-Reps ou de compter les répétitions.

Chaque entraînement, chaque répétition doit servir à progresser, à s’améliorer techniquement. Pour cela, on ne va pas sanctionner l’athlète (soit en comptant les répétitions valides, soit en déclarant les répétitions invalides). Non, on va plutôt rechercher à donner des indications (verbales, tactiles, démonstratives) pour modifier les passages qui bloquent, les moments du mouvement qui sont limites et qui finalement engendreront la No-Rep.

C’est le principe du CrossFit que de chercher à s’améliorer en permanence. Mais pas à n’importe quel prix et pas n’importe comment !

D’où la mise en place du scaling (que l’on appelle aussi variantes en Préparation Physique) : on va demander à réduire la vitesse d’exécution si la technique n’est pas maîtrisée à celle-ci, on va réduire la charge si celle-ci est trop lourde pour le volume du WoD ou les capacités du pratiquant, on va découper le mouvement pour permettre un travail métabolique suffisant sur une fraction du mouvement (on apprendra la technique à part), etc.

En permanence, on va demander d’écarter les genoux, de reculer le poids du corps sur les talons ou à l’inverse de l’avancer sur la plante des pieds, de prendre plus ou moins d’avance aux pull-ups, etc. Il y a toujours à améliorer (sauf si vous atteignez la virtuosité…. qui n’est malheureusement pas une monnaie courante sinon on s’ennuierait vite).

Et c’est justement là la grande différence avec d’autres entraînements sportifs, l’intérêt du small-groupe avec un coach en permanence présent en petit comité pour entraîner et non compter les répétitions ou suivre la musique (ou simplement tenir le chrono) : le coach CrossFit va vous faire réellement progresser car il va vous corriger pour améliorer en permanence votre mouvement.

Il ne sera pas là pour faire la cheerleader, pour compter les reps, il va vous apporter son bagage technique, son expérience du sport pour vous aiguiller en continu durant vos exécutions. Ralentis ! Accélères ! Gaffes à ceci, accentues la pression ici, regardes par là au lieu du sol, serres les omoplates, etc.

Et pas qu’une fois durant le Wod. En per-ma-nen-ce !

C’est aussi cela que souhaite promouvoir le CrossFit : la progression permanente en maîtrisant la technique à chaque instant (pour atteindre la virtuosité).

Le chrono est une chose, la charge sur les barres aussi. Mais ces 2 facteurs ne valent RIEN sans la qualité technique, l’apprentissage permanent en toute chose. Pire, vous perdrez une grande part du chrono et des charges en resquillant sur la technique.

C’est cela qui m’a capté dans le CrossFit, c’est cela qui me manquait lorsque je n’adhérais pas au concept lorsque je regardais les vidéos d’entraînement sur le net ou les commentaires intransigeants « NO-REP ».

Au final, le CrossFit n’est pas un moment défouloir de la journée où l’on vient se mesurer à d’autres et où l’on est premier à tout prix en faisant n’importe quoi. C’est un moment de la journée où l’on pose ses valises pour apprendre et chercher à dépasser toutes ses limites en respectant la qualité première de ce sport : la qualité d’exécution.

Après, durant les compétitions, on fait ce que l’on peut (à défaut de tout maîtriser). Mais au moins faites que l’entraînement ne servent pas à apprendre de mauvaises habitudes qui se démultiplieront en compétition.

Ainsi, le coach est là pour vous obliger à progresser techniquement. Mais comment se mettre dedans, comment sortir de sa zone de confort lorsque l’on n’y arrive pas, que l’on est cuit ?

Simple suggestion : les partenaires d’entraînement (ou la communauté diront d’autres). Small Groupe implique groupe, donc motivation mutuelle, aide du plus faible à se dépasser, mais aussi encouragement au plus fort à ne pas se contenter de ce qu’il a.

Et voilà, les bases sont là, ya plus qu’à WoDer !

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