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Omega 3 – La base des sportifs

40 à 60% des obèses risquent de développer un diabète de type 2.

Logiquement les pouvoirs publics devraient s’en préoccuper autrement que par des phrases ‘commerciales’ et des mesurettes édulcorées à l’aspartame. Et pourtant, c’est apparemment directement à cause d’eux que l’obésité se développe (avec l’aide des grands industriels de l’agriculture bien sûr).

Pourquoi ?

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics ont mis en place ce que l’on appelle la PAC (Politique Agricole Commune).

Entre autres dégâts, cette PAC, ardemment défendues par les grands pays développés dont le nôtre, implique l’usage à grande échelle des maïs, tournesol et soja.

Sans entrer dans les détails de chaque culture (nécessité de quantité d’eau de plus en plus importante par exemple), le problème numéro 1 avec ces cultures se nomme ‘Oméga’.

Un mot magique, synonyme de santé, de qualité de vie? Que nenni, les agrobusinessmen ont transformé ce composant essentiel à notre santé en un poison responsable (directement et indirectement) de nombreux maux (l’obésité, inflammation, etc.).

Pourtant, on nous répète à longueur de publicité qu’il faut prendre des omégas pour être en bonne santé, faire baisser notre ‘mauvais cholestérol’.

Un peu de culture.

Omega-3 fatty acid foods

Les omégas se décomposent en 3 catégories: les Omégas 3, les Omégas 6 et les Omégas 9. Pour cet article, nous n’observerons que les 2 premiers, largement suffisant pour pleurer et remettre en cause notre alimentation et son mode de production.

Les Omégas 3 et 6 sont des acides gras dits ‘essentiels’ car nous n’en produisons pas naturellement (il nous faut, comme la vitamine C, en apporter continuellement à notre organisme pour qu’il fonctionne bien).

Lorsque l’on ingère des Omégas, nous produisons des enzymes qui vont nous permettre de les métaboliser (assimiler). Mais lorsque les Omégas 6 sont en surnombre, ceux-ci vont monopoliser ces enzymes, engendrant une non utilisation des Omégas 3. Or, il nous faut une répartition d’environ 5 portions d’Omégas 6 pour 1 portion d’Omégas 3 pour que notre organisme fonctionne bien (rapport préconisé par l’AFFSA (nouvellement ANSES) ; il faut noter que plusieurs chercheurs conseillent un rapport allant de 3/1 à 1/1).

A quoi servent-ils ?

Les omégas 6 ont plusieurs fonctions intéressantes (à faible dose) pour nous :

  • Fonction inflammatoire (permettant d’envoyer des signaux pour que le corps se défende contre une agression),
  • Fonction favorisant le stockage des graisses (nous avons besoin d’un stock raisonnable de graisse pour fonctionner).

A l’opposé, les Omégas 3 vont réguler ces 2 fonctions principales en plus d’autres rôles vitaux (protection du système coronarien et nerveux entre autres).

Ensembles, ils participent à la régulation hormonale, au développement osseux, au renforcement du système immunitaire,  etc.

Que se passe-t-il si ces proportions ne sont pas respectées ?

Les Omégas 6 prennent le dessus, signifiant la création de cellules graisseuses (et leur remplissage), le branchement de l’organisme sur un mode inflammatoire permanent (engendrant un épuisement du système immunitaire notamment).

Revenons à notre agriculture irraisonnée

Les plantes que nous cultivons en priorité (maïs, tournesol, soja, etc.) servent majoritairement à nourrir le bétail (maïs et soja). Or, ces plantes sont truffées d’Omégas 6. De fait, les animaux absorbent une quantité phénoménale d’Oméga 6.

Nous repérons, en bout de chaîne, ces Omégas 6 sous forme de beurre, d’œufs, de viande et bien évidemment d’huiles (hydrogénées, maïs, tournesol, merci la célèbre marque qui cible sa publicité sur la présence d’Oméga 3 et 6…).

Au final, entre 1950 et 1995, en France, la consommation d’Oméga 6 a progressé de 250% alors que celle d’Oméga 3 de seulement 40%. Le déséquilibre est bien visible.

Pire, nous transmettons à notre descendance cette erreur comportementale: le lait maternel des américaines contient 18% d’Oméga 6 contre 1% d’oméga 3 (1995).

Et au final, quel est le problème, les Omégas 6 sont essentiels, non ?

Une étude intéressante fut faite sur 4 générations de souris à qui l’on fournit un ratio d’Omégas équivalent à notre consommation (ratio). La matière grasse des souris augmente directement, mais en plus les générations suivantes subissent les effets cumulés de leurs ascendants (la masse grasse est de plus en plus importante de génération en génération, avec des portions alimentaires identiques) avec en plus …. des troubles insulino-résistants (diabète de Type 1).

Une dernière étude, encore plus significative! Un groupe de sénior (maison de retraite) à manger exactement la même chose durant 5 ans, avec pour seule différence le ration Oméga 3/Oméga 6. Ceux qui avaient pris le plus d’Oméga 3 ont maigri, les autres ont grossis.Une autre étude (observation) sur les humains est encore plus significative : Une expérience de 3 mois avec 160 volontaires (et leurs familles) a visé en une alimentation identique (en termes de quantité et de contenu) mais d’origine différente. Les uns ont utilisé un élevage ‘classique’, les autres une alimentation issue d’élevages élevés aux graines de lin (riche en Omégas 3). Les résultats sont accablants. L’alimentation étant équilibrée, tous ont perdus du poids au cours du 1er mois (montrant que un changement de comportement alimentaire est nécessaire). Mieux encore, dès le second mois, le groupe ‘sans lin’ a repris du poids, le groupe ‘avec lin’ non. Cela nous montre que le type d’agriculture est directement responsable d’une partie de nos problèmes de poids et par conséquence de santé.

Ainsi, l’origine de l’aliment est directement responsable de notre santé (il ne suffit pas d’équilibrer notre alimentation, il faut également imposer la source de ses composants).

Les pouvoirs publics, grâce aux primes à l’intensification agricole, non seulement cautionnent, mais subventionnent un comportement dangereux pour ses administrés.

Nous payons cela sur 4 niveaux :

  1. Nous subventionnons directement cette agriculture
  2. Nous payons la sécurité sociale qui doit palier aux problèmes générés
  3. Nous subissons une qualité de vie médiocre au niveau santé
  4. Nous transmettons aux générations futures l’ensemble de ces points.

En sachant que nous n’assimilons pas les Omégas 3 d’origine végétale (ils sont sous une forme qui n’est pas utilisable telle quelle et que nous ne transformons que très difficilement notamment du fait d’un apport trop important en Omégas 6), il nous reste donc à nous rabattre sur une source aquatique (poisson). Combien faut-il d’Oméga 3 pour rééquilibrer notre ratio? Si nous ne varions pas la source de notre alimentation principale, il faudrait l’équivalent de 90 à 300 douzaines d’huitres, ou 8 à 12 kilos de poisson maigre … Chaque jour!!!

A vous de choisir.

Sources:

  • Association Bleu-blanc-coeur (projet de recherche européen labellis EUREKA, 2006)
  • Nielsen et Coll (Patterns and terns in food portion size 1977-1998, JAMA, 2003)
  • Pawlink (The end of food, 2006)
  • Picard (The globa & Mail, 2003)
  • Shiva (Le terrorisme alimentaire, 2001)
  • Sport & vie N°34
  • Venesson J. (La nutrition de la force)